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L’UNSA a été auditionnée le 14 septembre par la mission chargée par le Président de la République d’éclairer les scénarios de refonte du financement de la protection sociale. Cette audition a permis d’exposer nos analyses et nos propositions dans un contexte où les défis structurels pesant sur notre modèle social s’intensifient.
Nous avons insisté sur l’ensemble des mutations démographiques et sanitaires qui transforment durablement notre société : vieillissement, progression des maladies chroniques, hausse des troubles psychiques, vulnérabilités liées à la dépendance. S’y ajoutent les évolutions technologiques, numériques et environnementales, qui créent de nouveaux risques sociaux et exigent une adaptation profonde de notre système.
Face à ces enjeux, l’UNSA a réaffirmé que la prévention doit devenir un pilier structurant du modèle social. Le tout‑curatif n’est plus adapté : il faut un pilotage national cohérent, une mobilisation de tous les acteurs et un investissement massif dans la prévention.
Financement solidaire et base contributive renforcée
L’UNSA a également défendu un financement hybride, solidaire et fléché garantissant la lisibilité et la stabilité du système. Les cotisations sociales doivent continuer de financer les prestations contributives, tandis que la fiscalité affectée doit soutenir les prestations universelles. Nous avons réaffirmé notre refus de toute étatisation du financement ou de fusion entre loi de finances et loi de financement de la Sécurité sociale. Mais aussi notre opposition à une « TVA sociale », qui pénaliserait d’abord les ménages modestes et affaiblirait l’autonomie de la Sécurité sociale.
Nous avons exprimé une orientation claire : renforcer la base contributive plutôt que réduire les droits. Cela implique d’agir sur l’emploi des jeunes et des seniors, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, l’amélioration des conditions de travail et la lutte contre la précarité. L’UNSA a également souligné l’apport déterminant de l’immigration. Un solde migratoire plus élevé augmente le nombre d’actifs et donc les cotisations versées au système de protection sociale, contribuant directement à sa soutenabilité.
Enfin, nous avons rappelé que toute refonte doit s’accompagner d’une gouvernance rénovée, donnant réellement une voix aux travailleurs du public comme du privé, pour une représentation équitable de l’ensemble des assurés et une légitimité démocratique renforcée.
L’UNSA poursuivra ses travaux et son dialogue avec la mission afin de défendre un modèle social, solidaire, lisible, juste et durable, fidèle à l’ambition républicaine d’une protection pour toutes et tous.
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